Une maquette sculpturale, pensée pour l’impact
Réalisée en bois, cette maquette de Miss Canada IV met en valeur une construction propre et nette, fidèle à l’esprit minimaliste de cette catégorie de bateaux de course. Le vernis est appliqué avec soin pour révéler la qualité du bois, capter la lumière et donner une profondeur élégante aux surfaces. Tout repose sur la justesse de réalisation, une silhouette basse, un avant effilé, un cockpit compact, peu d’éléments, mais chacun à sa place. Cette sobriété rend cette maquette d’hydroplane remarquable. L’alignement, les proportions et la continuité des courbes deviennent essentiels.
Avec ses 84 cm de long, la maquette de Miss Canada IV impose un sentiment immédiat de puissance. Ses dimensions généreuses renforcent la sensassion de vitesse, comme si l’hydroplane était prêt à se mettre à glisser sur l’eau. La ligne spécifique du bateau, tendue et fluide, est soigneusement respectée, on ressent le design conçu pour “filer droit”, sans fioriture. Exposée dans votre intérieur, Miss Canada IV devient une maquette décorative à la fois technique, historique et très graphique.
Le record canadien qui a marqué 1949
Miss Canada IV, numéro CA-9, naît à la fin des années 1940 au Canada, avec une ambition claire : rivaliser avec l’élite des hydroplanes Unlimited et viser les grandes épreuves internationales. Dessiné par Douglas Van Patten et construit par Greavette Boat Co. en Ontario, le bateau de course se distingue par une approche radicale. Une carène pensée pour la vitesse et une motorisation hors norme, le Rolls-Royce Griffon V12 issu de l’aviation.
Le moment fondateur arrive le 2 octobre 1949, lorsque Miss Canada IV établit un record nord-américain sur le mile lancé à 138,865 mph (≈ 223,5 km/h). L’équipe tentera ensuite de pousser encore plus loin, avec des essais visant des vitesses supérieures, mais les conditions et contraintes techniques ne permettront pas de valider un nouveau record majeur. Ce nouveau record dépasse nettement la référence historique réalisée par Miss America X en 1932.
En course, le bateau impressionne par ses chronos, même si sa réputation reste celle d’une machine plus redoutable en ligne droite que dans les manches serrées. En 1950, il se mesure notamment aux références américaines lors du Harmsworth Trophy. Plus tard, Miss Canada IV est vendue et rebaptisée Miss Supertest I, entrant dans une autre lignée célèbre, avant d’être redécouverte et restaurée comme pièce de patrimoine.




















































