La maquette du Raffaello s’inscrit dans l’univers des maquettes de paquebots et restitue l’architecture caractéristique de ce grand liner italien, à travers une organisation structurée des ponts et des superstructures. Sa coque tricolore, associant blanc, bande verte et partie inférieure rouge, reprend les codes visuels du navire d’origine. Les deux larges cheminées dominent l’ensemble et affirment immédiatement son identité, tandis que les superstructures étagées organisent le navire en niveaux successifs clairement identifiables.
Les ponts ouverts jouent un rôle important dans la perception du modèle. Ils dévoilent une organisation précise : embarcations de sauvetage positionnées avec régularité, rangées de parasols sur les ponts supérieurs, équipements techniques répartis sur toute la longueur. Les grands paquebots italiens, à l’image de l’Andrea Doria, accordent une place importante aux espaces extérieurs, une approche que l’on retrouve ici dans l’organisation des ponts, rythmés par les équipements et les zones de détente. Les mâts et antennes complètent cet ensemble et renforcent la lecture technique du navire.
La fabrication repose sur une structure en bois avec bordage en lattes, assemblée manuellement. Ce mode de construction permet une continuité maîtrisée des lignes et des transitions nettes entre les différentes parties du navire. Les éléments en métal viennent compléter les détails, notamment sur les équipements de pont et les structures fines.
L’éclairage constitue le point central de cette maquette. Intégré directement dans la conception, il met en évidence les ouvertures, souligne les ponts et crée un contraste marqué entre zones éclairées et structures. Une fois activée, la maquette révèle progressivement son architecture : les différents niveaux apparaissent distinctement et la présence du navire reste perceptible même à distance. Dans un intérieur, cette mise en lumière renforce son impact visuel et permet de percevoir le navire sous différents angles, à différents moments de la journée.
Un grand liner italien de la fin des traversées transatlantiques
Mis en service en 1965, le Raffaello est conçu pour assurer des traversées régulières entre l’Italie et les États-Unis, principalement sur la ligne Gênes–New York. Il s’inscrit dans une génération de grands paquebots pensés pour maintenir un haut niveau de confort et de prestige sur l’Atlantique. Navire jumeau du Michelangelo, il constitue l’un des derniers grands liners italiens construits pour le transport de passagers avant l’évolution vers la croisière.
Son architecture reflète cette période de transition. Le navire adopte des lignes modernes, avec deux larges cheminées ajourées et des superstructures développées sur plusieurs niveaux, tout en conservant une organisation en classes héritée des paquebots traditionnels. À bord, les espaces sont conçus pour structurer la vie des passagers : ponts extérieurs aménagés, zones de détente, installations réparties sur toute la longueur du navire.
Le Raffaello assure plusieurs dizaines de traversées transatlantiques au cours de sa carrière. Il transporte également des véhicules vers les États-Unis, illustrant l’évolution des usages à bord des grands paquebots. Cette polyvalence témoigne d’une adaptation progressive aux nouvelles attentes des passagers.
À partir du début des années 1970, le transport aérien s’impose comme référence pour les longues distances. Le rôle des paquebots évolue vers des usages différents, orientés vers la croisière. Le Raffaello est retiré du service en 1975, après une décennie d’exploitation. Il reste aujourd’hui associé à une période clé de l’histoire maritime, marquée par la transition entre les grandes traversées transatlantiques et les nouvelles formes de navigation de loisirs.

FRANCE version "éclairée" 










































