Cette maquette d’une jonque chinoise restitue avec précision la forme d’un navire de commerce de mer de Chine, dans toute la richesse de sa tradition constructive.
La coque sculptée constitue le cœur de la réalisation. L’ensemble des éléments — décors, mâts, cabine de poupe, détails du pont — ont été entièrement sculptés à la main, avec un soin du détail remarquable. Le travail sur les différentes teintes de bois mérite une attention particulière. Les variations de tons, appliquées avec discernement, apportent profondeur et authenticité à la pièce.
Le gréement a été intégralement restauré selon les pratiques historiques de la jonque chinoise. Les cordages, les voiles lattées et leur système de suspension ont été restitués de façon conforme aux usages de l’époque. Les poulies, sculptées à la main, témoignent de l’exigence apportée à chaque composant du gréement.
Le socle, lui aussi sculpté, fait partie intégrante de l’œuvre. Distinct du support de vitrine, il a été traité avec le même soin que la maquette elle-même, complétant l’ensemble de façon pleinement aboutie.
Cette jonque trouve naturellement sa place dans la sélection des Maquettes de Bateaux Anciens et Historiques.
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La jonque chinoise s’impose comme une référence majeure de la navigation asiatique
La jonque chinoise apparaît très tôt dans l’histoire maritime, avec des formes déjà établies dès l’Antiquité, notamment sous la dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.). Elle se développe ensuite sous les dynasties Tang (618–907) et Song (960–1279), à une époque où le commerce maritime chinois connaît une forte expansion en mer de Chine et dans l’océan Indien. Sa conception repose sur des innovations techniques avancées pour l’époque, comme la coque compartimentée étanche et le gréement à voiles lattées orientables. Ces éléments assurent solidité, stabilité et efficacité, permettant à la jonque de s’imposer durablement sur les grandes routes commerciales asiatiques.
Du XIVe au XVe siècle, sous la dynastie Ming (1368–1644), la jonque accompagne l’expansion maritime chinoise, notamment lors des grandes expéditions de l’amiral Zheng He entre 1405 et 1433. Ces flottes démontrent la capacité de la Chine à construire des navires de grande dimension, capables de parcourir de longues distances jusqu’aux côtes d’Afrique orientale. Cette période marque un moment clé de la puissance maritime chinoise, où la jonque devient à la fois un outil commercial, diplomatique et politique.
Par la suite, la jonque reste un pilier du commerce régional. Elle est utilisée pour le transport de marchandises, le cabotage et les échanges entre ports, tout en conservant une grande polyvalence. On la retrouve également dans la pêche et certaines activités armées en mer de Chine. Cette diversité d’usages explique sa longévité et sa présence continue jusqu’à l’époque moderne, où elle demeure un repère fort de la tradition maritime asiatique.
Au fil des siècles, de nombreuses variantes de jonques ont été développées selon les régions et les usages, avec des différences marquées dans les formes de coque, le nombre de mâts ou l’organisation du pont. Le modèle présenté ici s’inscrit dans cette diversité et propose une interprétation cohérente de l’esprit général de ces navires, en reprenant leurs caractéristiques les plus reconnaissables.





































